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Le « New-Orleans »

Le jazz Nouvelle-Orléans (New Orleans Jazz) est un courant musical du jazz qui s’est principalement développé dans les années 1880 et 1890 à La Nouvelle-Orléans, c’est là qu’est né le jazz dans les années 1910 avant d’émigrer vers Chicaco  avant de s’éclipser face au middle-jazz vers la fin des années 1920. Un mouvement de « revival » (résurrection) de c’est initié entre autres par « Louis Armstrong » et « Kid Ory » qui apparaît dans les années 1940 en réaction au bebop naissant.

Il est proche d’un autre courant de jazz du début du siècle, le Dixieland

Cette musique est issue principalement du Blues et du Ragtime. Le New Orleans est à la base une musique qui se joue dans la rue. On retrouve comme instruments classiquement la trompette, trombone, clarinette, tuba (ou basse), washboard ou percussions, (parfois très prononcées comme dans les Brass Bands) et pour finir parfois un banjo ou une guitare. Les cuivres sont très présents dans ce type de formation. Le saxophone commence à se développer dans ces groupes puisqu’il n’était pas accepté dans les orchestres symphoniques car ce n’était pas un instrument noble. Quand le Jazz New Orleans va rentrer dans les cabarets, les instruments vont se sédentariser : ajout du piano et notamment de la batterie, inventée par le jazz.

L’une des caractéristiques de ce courant est le style « tailgate », consistant pour le trombone à accompagner le jeu de la trompette par un contrepoint rythmique, ponctué d’effets de « glissandi ».

Le nom « tailgate » vient du fait que les orchestres défilaient sur un chariot traîné par des chevaux. Pour laisser assez d’espace à son encombrante coulisse, le tromboniste ouvrait le hayon (« tailgate » en anglais) et s’asseyait à l’arrière les pieds dans le vide. Le jeu du plus grand tromboniste de l’époque, Kid Ory, est typique de ce style. L’improvisation est aussi très importante dans ce courant du jazz.

Quelques représentants :

  • Louis Armstrong
  • Jelly Roll Morton
  • Bill Johnson
  • King Oliver
  • Kid Ory
  • Buddy Bolden
  • Clarence Williams
  • Fletcher Henderson
  • Luis Russell
  • Fats Waller
  • Cab Calloway
  • Sidney Bechet
  • Paul Whiteman

Le Dixieland ou Dixie

« Le Dixieland ou Dixie est le surnom qu’a reçu le territoire couvert par les anciens États confédérés d’Amérique et les États esclavagistes restés fidèles à l’Union (Virginie-Occidentale, Kentucky, et Missouri).

Ce nom provient de l’ancien billet de dix dollars (dixie) qui circulait alors en Louisiane française. Ces états étaient situés au sud de la Mason-Dixon Line qui déterminait la limite légale de l’esclavage.

Durant la guerre de Sécession, ce fut le surnom affectif des États confédérés.

Actuellement, on désigne sous ce nom les Etats du Sud.

Le Dixieland désigne également la musique de style New Orleans (Jazz Nouvelle-Orléans) lorsqu’elle est jouée par des musiciens blancs, suivant le modèle des musiciens noirs hérauts de ce genre. New Orleans et Dixieland sont donc la face noire et blanche d’une même musique. En 1917, c’est ironiquement un orchestre blanc, l’Original Dixieland Jass Band (ODJB), qui réalise le premier enregistrement de la musique emblématique des noirs de la Nouvelle Orléans. »

De nos jours, le Dixieland Jazz est toujours l’une des musiques les plus vivaces de la Nouvelle-Orléans.

Si jamais vous souhaitez vous y initier en douceur, vous pouvez vous jeter les yeux fermés sur les albums d’ Eddie Condon

ou d’ Alex Welsh.